1- Ce n'est qu'en 1980 que les pays africains ont véritablement pris conscience de la situation énergétique préoccupante du continent. Pour la première fois, la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OUA, réunie à Lagos (Nigeria) en avril 1980, avait adopté un plan intitulé "Plan d'Action de Lagos (PAL)", dans lequel les principaux problèmes énergétiques que connaît l'Afrique avaient été identifiés, en proposant des actions à court, moyen et long termes pour y remédier.
Pour mettre en uvre ce PAL, la Conférence de Lagos a perçu l'impérieuse nécessité de se doter d'un cadre institutionnel approprié et a ainsi entériné la recommandation relative à la création urgente de la Commission Africaine de l'Energie.
La Commission Africaine de l'Energie serait une structure continentale africaine chargée d'assurer, de coordonner et d'harmoniser la protection, la conservation, le développement, l'exploitation rationnelle, la commercialisation et l'intégration des ressources énergétiques sur le continent africain.
De plus, l'importance du rôle central et la contribution inestimable de l'énergie dans l'industrialisation, la lutte contre la pauvreté et l'aménagement rural, le développement global et durable ainsi que la coopération et l'intégration régionale et sous-régionale ne sont plus à démontrer.
2- Faisant suite à la décision pertinente de la Conférence au Sommet de Lagos, le PNUD, en collaboration avec l'OUA et la CEA, a entrepris en 1984/1985, une étude qui a recommandé la mise sur pied d'une Commission Africaine de l'Energie, afin de promouvoir les initiatives collectives susceptibles d'apporter un appui décisif aux efforts visant à résoudre les problèmes d'énergie en Afrique.
Les recommandations des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OUA et l'étude du PNUD n'ont jamais été mises en uvre. Depuis lors, les hautes instances panafricaines ont confirmé et plaidé pour la nécessité de créer, sans tarder, un instrument stratégique de coopération inter-africaine dans le domaine de l'énergie.
Il convient de mentionner les plus importantes :
3- La 63ème session ordinaire du Conseil des Ministres de l'OUA, réunie à Addis Abéba en février 1996 et la 2ème Conférence régionale sur la mise en valeur de l'utilisation des ressources minérales et de l'énergie en Afrique, tenue à Durban en novembre 1997 ont, tour à tour, demandé instamment à l'OUA, en étroite collaboration avec la BAD, la CEA et les CERs d'entreprendre et d'accélérer les études de préfaisabilité sur la création de la Commission Africaine de l'Energie, avec un accent particulier sur le rôle, le mandat, la structure et les ressources financières d'une telle Commission.
L'OUA n'a ménagé aucun effort pour s'acquitter de cette haute et noble responsabilité.
4- Le Secrétariat Général de l'OUA a réalisé les études de préfaisabilité, au terme d'une large consultation de ses partenaires, les Communautés Economiques Régionales (CERs), la Banque Africaine de Développement, le Conseil Mondial de l'Energie, l'UPEDEA ainsi que d'autres institutions opérant dans le domaine de l'Energie, telles que le PNUE, le PNUD, l'UNDESA, l'ONUDI, la FAO, l'UNESCO.
5- Après concertation avec toute ces Institutions, une réunion inter-institutions a été organisé par l'OUA, et un rapport a été adopté et intitulé " Proposition du Secrétariat Général de l'OUA sur la création de la Commission Africaine de l'Energie ".
6- C'est au terme de ce travail que l'OUA, en étroite coopération avec le Gouvernement de la République Arabe d'Egypte, a convoqué et organisé la " Réunion d'Experts africains en énergie sur la création de la Commission Africaine de l'Energie " au Caire du 22 au 25 mai 2000. Cette réunion d'Experts au Caire a recommandé instamment la création immédiate de la Commission Africaine de l'Energie. Elle a élaboré et adopté un " Projet de Convention de la Commission Africaine de l'Energie (AFREC).
7- Après avoir pris connaissance des progrès réalisés dans la mise en uvre de l'AFREC, le Conseil des Ministres de l'OUA, réuni à Tripoli, en février 2001 a chargé instamment l'OUA de prendre les dispositions nécessaires pour organiser une réunion des Ministres chargés de l'Energie en vue d'adopter le " Projet de Convention de l'AFREC " ainsi que les autres instruments nécessaires pour la mise en place rapide de la Commission.
8- La Conférence des Ministres africains de l'Energie sur la création de la Commission Africaine de l'Energie (AFREC) organisée par l'OUA et abritée par l'Algérie, s'est tenue du 23 au 24 avril 2001 à Alger.
Au terme de ses délibérations, la Conférence des Ministres Africains de l'Energie d'Alger a adopté les principales recommandations suivantes et a décidé de les soumettre à la 37ème Conférence au Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OUA à Lusaka (Zambie) du 9 au 11 juillet 2001 afin qu'à son tour, elle les entérine :
9- Cette 37ème Conférence au Sommet de l'OUA a ainsi entériné toutes les recommandations soumises par la Conférence des Ministres Africains de l'Energie (Alger, 23-24 avril 2001) et a adopté à cet effet de Décision AHD/Dec.167 (XXXVII) portant création de la Commission Africaine de l'Energie (AFREC)
II. Principales
fonctions de la
Commission Africaine
de l'Energie
L'AFREC aura à mettre en uvre les principales fonctions suivantes :
III. Activités initiales
Les quatre activités initiales suivantes ont été identifiées pour être mises en place par la structure intérimaire :
Compte tenu des activités initiales énoncées ci-dessus, la structure suivante est nécessaire pour la première phase de l'AFREC :
La Décision AHG/Dec.167 (XXXVII), portant création de l'AFREC a détaillé ci-après les modalités de financement et de contribution au budget de fonctionnement de la structure intérimaire :
A cet effet, dès la mise en place de la structure intérimaire de l'AFREC, ses responsables prépareront un programme de travail et des projets détaillés et solliciteront des ressources extra-budgétaires. Un descriptif de projets concret et détaillé sera élaboré, afin de solliciter un appui financier et technique auprès du PNUD, UNDESA, BAD, PNUE, ONUDI, UNESCO, FAO, WEC, CEA, OPEP, OLADE, etc.
L'AFREC pourra engager des services de consultants en cas de besoin.
VI. Autres facteurs importants dans l'identité de L'AFREC
L'AFREC a été créée par la 37ème Conférence au Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OUA à Lusaka (Zambie) en juillet 2001.
Elle constitue l'aboutissement de deux décennies d'efforts et la concrétisation d'un objectif stratégique qui tend à faire du développement énergétique un des facteurs moteurs d'un développement global et durable, susceptible de renforcer l'Union Africaine et de faciliter l'adhésion de l'Afrique à l'économie mondiale.
L'Afrique vient de pallier à une carence institutionnelle, en mettant sur pied un cadre adéquat de coopération et de concertation pour développer collectivement ses immenses ressources énergétiques et défendre ses intérêts dans un secteur aussi stratégique que le secteur de l'énergie.
Il faut maintenant une volonté politique sans faille de la part de tous les Etats membres, pour bâtir et consolider l'AFREC, capable de répondre aux aspirations et aux besoins des pays, des populations et des entreprises africaines dans le domaine de l'énergie.
> Historique
> Principales
fonctions de l'AFREC
> Budget et fonctionnement de l'AFREC
1. Réunion d'Experts africains en Energie sur la création de la Commission Africaine de l'Energie au Caire du 22 au 25 mai 2000.
2. Adoption des principales recommandations de l'AFREC lors de la Conférence des Ministres africains de l'Energie qui s'est tenue du 23 au 24 avril 2001 à Alger.
3. Adoption par la 37éme Conférence au Sommet des Chefs d'Etats et de Gouvernement de l'OUA à Lusaka (Zambie) de la Décision AHD/Dec.167 (XXXVII) portant création de la Commission Africaine de l'énergie (AFREC).
Principales fonctions de l'AFREC
1. Politiques, stratégies et Plans de développement de l'Energie.
2. Banque de données et Echange
d'informations entre les pays africains et les Communautés Economiques Régionales
(CERs).
3. Grands projets énergiques
inter-africains, favorisant l'intégration africaine.
4. Développement des ressources humaines,
grâce à la formation des personnels.
5. Promotion du commerce inter-africain de
produits énergétiques.
Budget et fonctionnement de l'AFREC
Modalités de financement et de contribution au budget de fonctionnement de la structure intérimaire de l'AFREC (décision AHG/Dec.167 (XXXVII)) :
1. Contribution partielle de l'OUA au budget de la structure intérimaire de l'AFREC et allocution d'une enveloppe au budget de l'AFREC pendant les 4 premières années de son fonctionnement ;
2.
Contribution volontaire des Etats membres de l'OUA au financement de la structure
intérimaire de l'AFREC ;
3. Mise à disposition d'un Siège par l'Algérie et appui
nécessaire ;
4.
Appui technique et financier de la BAD (transfert de la base de données notamment ) ;
5.Assistance technique, financière et
matérielle des Agences et Organisations spécialisées du système des Nations Unies et
d'autres Organisations Internationales.
Siège AFREC
2 rue Chenoua, BP. 265
- Hydra - 16035 Alger, Algérie
Tel: +213 (0) 21
694868
Fax: +213 (0) 21
692083
Email : afrienergy@yahoo.com